Livres Photographie Contemporaine Asie Japon

8.5.2010

PS , Exposition de Noé Nguyen et Franck Olivas

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frank olivas copyrightweb-ps.jpgnoé n guyen copyright

Communiqué de presse de la galerie Impressions :

« Dans une nature incertaine du corps, du paysage et de l’identité, usant de tous les médiums artistiques possibles et de références
variées, je cherche à construire des espaces de projections ouvertes,des espaces de suppositions, de divagations et de dispersions où toute
narration et tout détournement de situation sont possibles. Aussi je perturbe la conception de la globalisation culturelle et des idéologies
de genre avec l’humour, l’ironie et la dérision.

Se confronter à mes œuvres c’est faire du corps aux corps, du corps aux environnements avec un regard pointu où rien ne peut s’échapper.

L’exposition PS, ce titre fait référence, à la peinture, la performance, la photo, la poésie et à la sculpture. J’interroge notre
identité sociale et culturelle au sein d’une société marquée par la diversité et les différents clivages qui s’opèrent.

Face à notre société contemporaine où l’image est reine et de plus en plus spectaculaire, j’opte à présenter une œuvre photographique tout à
fait classique en noir et blanc entre les rayons de livres ayant pour titre « Play Station » où se veut comme impossibilité de repère
d’espace et mental. Avec l’optimisme, j’ironise : même un homme sans tête peut orchestrer le monde, avec ses mains, comme les formules
toutes faites : « Yes We Can », « Everything Is Possible »…

Au sous-sol, la première partie, une installation intitulée « Partition Spatiale », de divers objets plastiques flottent et cohabitent avec les
photos dans un espace où un pour tous et tous pour un, où je désire synthétiser les liens et les rapports entre les choses, entre les
formes et les couleurs, entre les semblables et les différences… Dans un langage de translations symboliques et antinomiques, avec l’utopie
je cherche à créer et à construire l’Eden de notre monde global et de cohabitation, et, avec l’humour et l’ambigüité je perturbe l’identité
singulière des objets et des corps.

En deuxième partie, j’associe de la photo, de la vidéo et d’une installation sculpturale comme un melting pot artistique ayant pour
titre « Pluie Solaire », qui se lit comme une fresque contemporaine, comme un espace d’union, de dispersion et de propagation… c’est ainsi
que va notre monde et que l’histoire continue avec et sans nous, avec poésie et l’humour où je souhaiterais que chacun puisse trouver sa
place. »

Noé Nguyen

« J’apparais comme un inventeur d’inutile, je m’épanouis dans une science aux lignes inexactes et aux courbes parfaites.

Je considère le corps comme une matière qui réagit avec la lumière, il s’est installé dans l’espace, il a rempli son vide. L’être et la chose,
le contenu et le contenant sensible, je photographie ses désirs de liberté. Et je vous montre un peu de son infinité. Voyez-la grande,
voyez-la petite. Approchez-vous, éloignez-vous. Ouvrez grand les yeux, fermez les aussi.
Mon regard a prélevé des portions chimériques pour en fabriquer d’autres en respectant la symétrie axiale comme la vie dans son début.
J’ai provoqué des réactions esthétiques des corps sur eux même, ils sont devenus la note unique et variable à l’infini d’une mélodie
particulière. Comme l’harmonie née de l’équilibre du mouvement et de l’immobile, mes images en s’associant les unes aux autres jouent une
partition silencieuse. C’est un moyen d’expression rituelle, un détournement de l’image du corps qui l’exalte spontanément, et signe la
victoire de l’esprit, non pas sur le corps qui est devenu son allié, mais sur lui-même.

Ainsi dématérialisé, il est donné au corps la possibilité de se faire aussi oublier, et de voir apparaître sa valeur d’essentiel. Comme on
oublie le sens des mots pour s’approcher de la vérité. »
Franck Olivas

Exposition du jeudi 6 mai au samedi 5 juin 2010

Galerie Librairie IMPRESSIONS - 98, rue Quincampoix - 75003 Paris - France - 01 42 76 01 04 - Ouvert mercredi de 18 heures à 21 heures et samedi de 14 heures à 20 heures

8.4.2010

“Thangka et Lumbini - Bouddhisme au Népal” & photographies de Jean-Marc Besacier

Enregistré dans : Impressions expos — teddy @ 8:38

Thangka et Lumbini

Thangka et Lumbini – Bouddhisme au Népal - Thangka de Janam Lama – Photographies de Jean-Marc Besacier

L’Alliance de Protection du Patrimoine Culturel Asiatique, fondée il y a deux ans, partage ses bureaux entre Paris et Shanghai. Soutenant
divers projets lié au bouddhisme, à sa diffusion, son histoire, hier et aujourd’hui, l’Alliance est ici présentée à travers deux actions
développées au Népal : le lancement des recherches de l’association ATELAB Paris La Villette et le soutien du Dolma Thangka Art Centre,
école fondée par Janam Lama. ATELAB a réalisé ses premiers travaux d’études sur les sites bouddhiques de la région de Lumbini, lieu de naissance de Bouddha, au Népal, du 7 au 25 septembre 2009. Ce projet s’étalera sur trois à quatre années consécutives, la visite de cinq architectes étant organisée sur place tous les ans.
Les objectifs de cette première mission étaient la prospection globale des sites, ainsi que l’observation rapprochée de Gothihawa et Ramagram,
analysant les caractéristiques essentielles des sites de Lumbini en lien avec le contenu spirituel des lieux, étude accompagnée d’une
compréhension culturelle, philosophique et religieuse adéquate. Cet examen étant aussi particulièrement attentif à l’utilisation actuelle
des lieux. Les participants de cette mission se sont questionnés sur le patrimoine des villages, leur culture et la nature environnante, rivières, forêts et montagnes, ainsi qu’à leurs différents symboles spirituels. Ils ont réfléchi sur la maîtrise et le renouvellement des arbres, sur la
gestion de l’eau, de l’agriculture, pour une amélioration de l’habitation. Leurs recherches veulent maintenir et tirer avantage du
lien et de la structure sociale pour le développement et « l’écologie du patrimoine ».

Un rapport détaillé de cette mission sera remis à l’Alliance et à l’UNESCO, ATELAB y exposant quelles lignes qui pourraient être suivies
pour que Lumbini soit protégé et conserve tout son sens. Lors de la première visite, le photographe Jean-Marc Besacier a accompagné l’équipe d’architectes.
Le Dolma Thangka Art Centre tient son nom de Dolma, ou Green Tara, l’une des 21 formes de Tara, bodhisattva qui officie pour la
bienveillance des êtres. Crée en 2001, près du Swayambhunath, le « Temple des Singes », ce centre était trop petit et mal situé : il
était nécessaire que Janam Lama, son fondateur, dispose d’un centre plus grand avec une structure plus adaptée et plus saine, afin
d’enseigner et d’œuvrer dans des conditions optimales. Le Dolma Thangka Art Centre accueille aujourd’hui une quinzaine
d’élèves apprentis âgés de 15 à 21 ans. Travaillant au rythme de 6 jours par semaine, les apprentis reçoivent un salaire allant de 5000 à
7000 NPR par mois selon leurs niveaux d’étude, ce qui représente un salaire moyen au Népal. Pour Janam Lama, si le centre a la vocation de
transmettre l’art du Thangka, il est aussi un lieu pour les plus désavantagés désirant recevoir un enseignement artistique et bouddhique
leur permettant d’acquérir une solide expérience, en vue d’une autonomie professionnelle.

Janam Lama a étudié la peinture à Bodnath, dans l’un des principaux sanctuaires bouddhistes de la vallée de Kathmandou, lui commandant
aujourd’hui des peintures à l’or. Janam Lama est aussi sollicité pour réaliser des fresques pour différents monastères de la vallée. Il
poursuit l’étude de l’art du Thangka en se rendant une fois par mois à Bhaktapur, avec le désir de maîtriser la peinture traditionnelle
bouddhique. Janam Lama dispense un enseignement de qualité et produit des Thangka d’excellentes factures. Devant les difficultés auxquelles il devait faire face, Janam Lama méritait tout le soutien de l’Alliance pour ses talents indéniables.

Vernissage le jeudi 8 avril 2010 à partir de 19 heures.

Autre rendez-vous :

La librairie galerie Impressions aura le plaisir d’accueillir le samedi 10 avril 2010, à 18 heures, M. Basanta Bidari, Chef du département d’Archéologie de Lumbini Development Trust, Lumbini, Népal. Lors de cette rencontre, intitulée :“Sacred Garden of Lumbini, birthplace of the Lord Buddha, an archaeological context”, M. Bidari présentera les recherches archéologiques menées à Lumbini, lieu de naissance de Bouddha. Cet événement sera à suivre en anglais.

Exposition du jeudi 8 avril au samedi 1er mai 2010.

Galerie Librairie IMPRESSIONS - 98, rue Quincampoix - 75003 Paris - France - 01 42 76 01 04- Ouvert mercredi de 18 heures à 21 heures et samedi de 14 heures à 20 heures

26.3.2010

Rencontre avec Georges Voisset autour des pantuns et autres poèmes d’amour

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pantoun et autre poèmes d’amour

L’association  Pasar Malam, Collection du Banian, vient de publier Le chant à quatre mains. Pantouns et autres poèmes d’amour de Georges Voisset , postface par Claude Hagège

Ouvrir cette collection par un recueil de pantouns indonésiens et malais présentés par Georges Voisset a plusieurs motivations. D’abord,
l’ambition de celle-ci est de contribuer à une meilleure visibilité, en français, de ces grandes littératures variées qu’abrite l’Archipel
indonésien, et il n’a pas paru déraisonnable de commencer avec un genre qui est, indiscutablement, le fleuron de cet univers de poésie : le
pantun (pantoun). D’autant que ce genre se prête particulièrement bien à l’inauguration d’un ouvrage bilingue. C’est chose si rare !
Toutefois, ce recueil est loin d’être une simple compilation de pantouns. A travers une sélection de quelque cent cinquante poèmes,
l’auteur propose une véritable promenade commentée dans plusieurs mondes qui s’entrecroisent : le monde de l’Archipel d’antan, bien sûr,
sa poésie exotique, et notamment érotique, en premier lieu. Car l’Amour est le grand thème qui traverse ces pages. Mais tout autour, de
nombreuses ‘sonorités’ se font écho, qui donnent à cette « collection » de petits quatrains une profondeur toute nouvelle : on découvre  ainsi
des textes dans leurs versions chinoise, polonaise, kiswahili, bretonne. Leur élan poétique a permis cela. Et encore, d’autres formes
poétiques plus ou moins similaires, en résonance  – arménienne, vietnamienne, tamoule. Enfin, nombre de grands noms de la poésie des
quatre coins de la planète – et d’autres  moins fameux – reflètent ces parcours : de Jaufré Rudel à Omar Khayam, de Tiruvalluvar à Nerval, de
Rabearivelo à W.S. Auden, de Bilhana à Hugo…

Le chant à quatre mains. Pantouns et autres poèmes d’amour, Georges Voisset,
18 euros , Dépôt légal 1er trimestre 2010

Rencontre le samedi 27 mars 2010 entre 16 heures et 18 heures

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Galerie Librairie IMPRESSIONS - 98, rue Quincampoix - 75003 Paris - France - 01 42 76 01 04
Ouvert mercredi de 18 heures à 21 heures et samedi de 14 heures à 20 heures

26.1.2010

L’ Inde d’Elodie Guignard

Enregistré dans : Impressions expos — teddy @ 11:39

copyright elodie guignardcopyright elodie guignard

La Galerie Librairie IMPRESSIONS vous invite à l’exposition de Delphine de Pury “La rencontre” et de photographies d’Elodie Guignard “Le village de l’aurore”.

Extrait du communiqué de presse : Le village de l’aurore, photographies d’Elodie GUIGNARD

Le village de l’aurore…
Entre la délicatesse du regard d’Elodie Guignard et la générosité du don que font à son objectif les habitants de ce village hindou, il nous est donné de percevoir la matière subtile du lien qui les unit. Comme un rai de lumière oblique révèle les impondérables, la photographie d’Elodie Guignard nous parle de lien, d’entre deux, de rapports. Elle n’est pas ici un reportage. Elle ne nous démontre rien. Elle nous conduit dans des espaces impalpables. Espaces impalpables qui tout à la fois séparent et unissent les êtres dans leur communauté, qui tout à la fois les tiennent à distance et les relient à la nature où ils ont été proprement fondés à vivre, qui tout à la fois réunissent et mettent en tension la photographe et ses modèles…

Les personnes dans leur communauté
Le village voit le jour en 1980, au Bengale indien, afin d’accueillir des familles hindoues chassées du Bangladesh, récemment créé, par la guerre civile. Son fondateur, Gopal, dans le sillage de la non violence du mahatma Gandhi, rêve d’organiser une société nouvelle. Dans chaque œuvre mais plus encore dans l’étonnante unité artistique de leur chorus, Elodie Guignard laisse percevoir sans discours la coexistence, étonnante pour nous, d’une réussite déjà sereine avec une encore immense précarité. Si la guerre est finie, l’altérité face aux villages voisins demeure tendue ; le village subit régulièrement de graves inondations ; et la mort de Gopal vient d’ôter au village sa tutélaire protection. Tout cela n’empêche pas, autour de l’ashram, la diffusion d’une philosophie tolérante, la mise en œuvre patiente d’une agriculture efficace, la contagion des joies et des fêtes partagées. Autre troublant paradoxe, les photographies révèlent des hommes, des femmes, des adultes et des enfants extrêmement présents en tant qu’individus dans une communauté pourtant très constituée.

Des êtres au monde
Dans le droit fil de son œuvre, Elodie Guignard construit ses images indiennes de résonances entre les corps humains et la nature qui les entoure. De l’opulence verte du Bengale, elle met en lumière certains signes. De ses modèles, elle souligne la légèreté d’une main, la détermination dans un regard ou le déséquilibre d’une posture. Entre les uns et les autres des vêtements, des sols, des murs, des animaux familiers intercèdent en accord avec l’esprit et l’économie des lieux ; ils sont le plus souvent extraits par les hommes de la nature locale – coton, teintures, terre, bambou. Dans chaque image, sans démonstration mais avec une précision qui étonne, Elodie Guignard tisse un réseau subtil de correspondances entre couleurs, entre textures, entre formes. Elle peut ici composer sans trop d’artifice dans le contexte réel du village car plus qu’ailleurs, dans ce Bengale très peuplé, la nature est pétrie d’humain et l’humain soigné de nature.

Photographies par initiation
Ces œuvres ne sont pas des clichés volés. Pas même des prises de vue acceptées par autorisation locale. La plupart ont été réalisées avec la complicité active de modèles. Ces modèles, Elodie Guignard les connaît, et elle leur est connue. L’appareil est visible, le projet explicite, le cliché accepté en liberté. Les modèles adoptent l’étrange idée de poser hors du cadre officiel du portrait ; Elodie Guignard les amène à son projet tout en respectant leurs valeurs, leurs pudeurs, leurs lieux. Le geste photographique est ici un échange de dons, accomplissement de rencontres renouvelées, de compréhensions progressives, d’attachement réciproque. Elodie Guignard a pour cela été acceptée, présentée, puis initiée par Gopal. Les images qui nous sont données sont en elles-mêmes un entre-deux-mondes, produites par une double intention de découverte. Découvrir, c’est aussi se découvrir. Se découvrir, c’est aussi se désarmer. « Le village de l’aurore, photographies d’Elodie Guignard » témoigne de la double sensibilité d’une communauté de réfugiés hindous et d’une jeune artiste bretonne. Chacun saura percevoir aussi, dans les images, le moment de rencontre de la puissante détermination qui permet à chacune d’être là.

Yvon Le Caro, géographe, 29 novembre 2008

Elodie Guignard intègre l’Ecole Nationale de la Photographie d’Arles en 2001, et obtient son diplôme en Juin 2004, avec les félicitations du jury.
Elle vit et travaille à Rennes et développe une recherche autour de l’humain, du corps et de la relation au territoire, à la nature.

Vernissage le jeudi 28 janvier à partir de 19 heures
Exposition du jeudi 28 janvier au samedi 27 février 2010.

Galerie Librairie IMPRESSIONS - 98, rue Quincampoix - 75003 Paris - France - 01 42 76 01 04
Ouvert mercredi de 18 heures à 21 heures et samedi de 14 heures à 20 heures

10.1.2010

Signature du livre “Portraits” de Patrick Rimond

Enregistré dans : Impressions expos, Editions — teddy @ 17:32

Portraits Patrick Rimond1 picture bookcopyright patrick rimondEdition limitée à 25 exemplaires avec 1 photo

Le 16 janvier 2010, Patrick dédicace son livre “Portraits” à 17 heures et propose une version 1 picture book avec un tirage à 25 ex. signé ( 2 visuels disponibles ).
Cette signature a lieu pendant l’exposition de photographies “JAPON” de Megumi Ohguri, Philippe Timmerman et Patrick Rimond Jusqu’au 20 Janvier 2010.

Galerie Impressions 98 rue quincampoix 75003 PARIS - à deux pas du centre pompidou - métro Etienne Marcel ou Rambuteau.
Galerie ouverte le mercredi de 18 h à 21 h et le samedi de 14 h à 20 h.

Extrait du communiqué de presse:
“PORTRAITS”, monograph published by Presses de L’ENSTA, 64p, hard cover, 2009

Patrick Rimond nous convie à des rencontres dans un face à face d’une grande nudité sociale où le sujet se livre sans fard. Le regard amené dans le présent donne toute sa force à ses portraits. C’est sur la base du volontariat que 30 personnes ont tenté l’expérience du portrait.

Proposition

Proposer une expérience.
Celle de se retrouver seul face à un autre être humain
et de se regarder droit dans les yeux.
Celle d’être face à un photographe
et de se poser la question de son propre soi.
La consigne est de ne pas sourire, d’être présent de tout son être
et de regarder avec toute l’attention dont on est capable.
Ce livre n’a aucun propos documentaire, les gens qui tentent le portrait
sont volontaires, aucune sélection n’est opérée.
Chacun vient avec sa motivation.
PORTRAITS est la transcription photographique de rencontres
avec une trentaine de personnes de l’ENSTA ParisTech
et une évocation du lieu qui les rassemble.

Statement

Suggest an experiment.
To face another human being
and look straight into each other’s eyes.
To be in front of a photographer
and to reflect on one’s own self.
The instructions were not to smile, be present with one’s entire self
and look into the camera with as much attention as possible.
This book has no documentary purpose. The people who are portrayed
were volunteers. No selection was done.
Everyone joined by their own motivation.
PORTRAITS is the photographic transcription of encounters
with thirty people from the ENSTA ParisTech school
and an evocation of the place gathering them.

Les photographies ( coffret édition limitée originale ) et le livre de Patrick Rimond à Aziart


7.1.2010

“Calligraphie” Philippe Timmerman

Enregistré dans : Impressions expos, Expositions — teddy @ 17:33

série calligraphie

La photographie est étymologiquement tracé, écriture avec la lumière.
Les corps sont sculptés, écrits par les joies, les souffrances, les blessures, les cicatrices, les rides du temps, les rencontres, la caresse du toucher…
L’empreinte du geste confirme que « le plus profond est la peau ».
Faire surgir de l’ombre, des corps, les réécrire, mettre en évidence les rapports de ces corps avec l’écriture, la calligraphie,
avec cet ensemble de signes qui renferment les secrets de différentes cultures.
D’autre part, la nature, les éléments du paysage nous offrent de nombreuses évocations anthropomorphes, arbres, galets… aussi le désir de confrontation des visages ou des corps avec le végétal ou le minéral est fort. Nous vous invitons à rentrer dans ce jeu de circulation de signes.

Philippe Timmerman : collection publique Centre Régional de la Photographie( NPDC), FCBAM, Mois OFF de la photo Paris 2008

3 Jours en Janvier pour découvrir la série noir et blanc et une nouvelle série en couleur : les 13, 16 et 20 Janvier

20 Janvier : vernissage - décrochage en présence des artistes à partir de 18h30

Galerie Impressions 98 rue quincampoix 75003 PARIS - à deux pas du centre pompidou - métro Etienne Marcel ou Rambuteau.
Galerie ouverte le mercredi de 18 h à 21 h et le samedi de 14 h à 20 h.

Une sélection de photographies de Philippe Timmerman sur Aziart


1.12.2009

“Paysage d’une fenêtre”, nouvelle exposition photographique de Megumi Ohguri à Paris

Enregistré dans : Impressions expos, Expositions — teddy @ 10:25

Megumi Ohguri nous présente deux séries de photos, l’une réalisée au Japon et l’autre à Paris :

La première série :

Different dimension - next to the things - Japan

Different dimension - next to the things, est inspirée d’une poésie japonaise :

見えることと見えないこと

あちら側とこちら側

会話に生まれる湿原

空に落ちるマンホール

コンクリートの中の深海

境界の狭間にあるものは?

否、境界などそこにはない

時間は現実を物語る

La différence entre ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas.

Le côté là-bas et celui-ci.

Une plaine marécageuse née de la conversation.

Un regard d’égout qui va vers le ciel.

Un abysse dans le béton.

Quelque chose existe-t-il dans l’extrémité infime ?

Non, là, ni limite, ni rien.

Le temps raconte la réalité.

Oui ou non ? Oui.

Paysage d’une fenêtre , Paris Megumi nous présente également une seconde série, “Paysage d’une fenêtre” :

A première vue, une fenêtre est une chose bien réelle.Pourtant, la fenêtre que je photographie  n’existe pas.
Je m’explique : quand nous regardons un film, nous voyons des images défiler sous nos yeux. Or  pour voir ces images, il faut un écran, un support sur lequel les projeter. Mais il ne faut pas que l’écran, en tant que chose réelle, soit vu pour ce qu’il est. Sa réalité est première, comme condition d’apparition des images du film mais en tant que tel, l’écran doit rester secondaire pour ce qui concerne notre expérience perceptive du film. Car dans l’expérience esthétique du film, seules comptent les images qui défilent devant nos yeux et leur signification.
Pour nous, c’est comme si l’écran n’existait pas.
De la même façon, dans cette série de photographies, il en va de la fenêtre comme il en va de l’écran au cinéma. La fenêtre n’existe pas en tant que chose, elle n’a de réalité que comme condition, comme cadre, c’est l’instrument de la médiation.
Comme toute limite un cadre n’existe pas en soi : il n’a de sens que pour la possibilité qu’il offre à tout le reste, comme forme pure de l’espace. La fenêtre que je photographie figure ainsi la représentation d’un espace au sein duquel la temporalité elle-même se dévoile. Cette temporalité est incarnée par la succession d’événements aussi bien déterminés que fortuits. Et je voudrais que l’on reconnaisse dans cet espace  la totalité de l’histoire humaine. Mais la fenêtre n’est pas pour autant un prétexte ou un artifice : sa réalité architecturale exprime généralement l’extériorité. Une fenêtre donne toujours sur quelque chose d’autre qu’elle-même. Ici, extériorité et intériorité se mêlent en une réalité indissoluble. De même, l’espace ordinaire et habituel de la fenêtre rend visible l’espace comme condition de toute spatialité. Ces photographies sont ainsi la mise en abîme de la fenêtre comme cadre de tout expérience perceptive.

Megumi Ohguri : Quatre séries de photographies de Megumi ont été choisies pour la collection du musée photographique de Kiyosato dirigé par  Eikoh Hosoe. Shangai Art Fair ( 2006-07), Mois OFF de la photo à Paris ( 2008), Gaia Auction (2009)

Du 5 décembre 2009 au 21 Janvier 2010 (Fermeture de la galerie du 24/12/09 au 10/01/10)
Galerie Impressions 98 rue quincampoix 75003 PARIS - à deux pas du centre pompidou - métro Etienne Marcel ou Rambuteau.
Galerie ouverte le mercredi de 18 h à 21 h et le samedi de 14 h à 20 h.

Une sélection de photographies de Megumi Ohguri sur Aziart Artprice


20.10.2009

“Marc Leguay, le peintre du Laos”

Enregistré dans : Impressions expos — teddy @ 9:21

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Communiqué de presse de la galerie Impressions :

Marc Leguay - 1910 - 2001
En posant le pied au Laos en 1937, Marc Leguay, tout juste âgé de 27 ans, trouve davantage qu’un havre de paix, de sérénité et de douceur; il tombe sur la source de son inspiration. Alors, sa vie durant, ses facultés et moyens d’expression s’épanouiront au profit de la fixation de l’esthétique de ce pays et de ses habitants.

Rencontre-signature le jeudi 22 octobre à partir de 19 heures
avec Francis Benteux à l’occasion de la réédition de l’ouvrage : “Marc Leguay, le peintre du Laos”.

From Malioboro to France : Iwan Wijono et Miko Malioboro

Enregistré dans : Impressions expos, Expositions — teddy @ 9:14

from malioboro

Communiqué de la galerie Impressions :

Un fragment de la communauté underground Indonésienne

La rue Malioboro (littéralement « allée fleurie » en Sanskrit), à Yogyakarta, Java Centre, s’étend le long d’une ligne imaginaire, avoisinant deux kilomètres, reliant le palace du Sultan au volcan Merapi en passant par la gare de Tugu. Pôle de discussion, espace d’échanges artistiques et culturels, Malioboro est un baromètre national de l’évolution de la créativité à Yogyakarta. Très fréquentée par les visiteurs indonésiens et étrangers, la « Jalan Malioboro » est le théâtre régulier de performances d’artistes. Véritable point de rendez-vous, cette rue animée le jour comme la nuit constitue un vivier de la culture urbaine dans un contexte social propre aux grandes villes de Java.

Iwan Wijono est né dans la ville de Solo, Java Centrale, dans une famille aux traditions javanaises fortes, sous la dictature du régime de Suharto. A cette une époque, la situation culturelle globale est de plus en plus influencée par l’occident jusqu’à devenir un standard d’existence pour les classes moyennes et aisées.

Alors qu’il étudie le droit international et les arts à Yogyakarta dans les années 90, il participe activement aux mouvements s’opposant au régime militaire en place alors dénommé KKN pour Collusion, Corruption, Népotisme. Iwan utilise la performance comme média afin d’apparaître dans l’art activiste. Selon lui, l’art action, de par sa symbolique, constitue une forme évidente et efficace de protestation que chacun peut interpréter à sa façon. Il devient vite reconnu comme un performeur pro-démocratique engagé en Indonésie. Les performances proviennant malgré tout d’idées pouvant être immortalisées sur une toile (car l’appréciation existe plus longuement pour quelque chose qui dure et qui laisse ainsi davantage de temps pour se faire une impression), ce média en deux dimensions apparaît à Iwan également approprié pour remplir sa mission, c’est ainsi que le contexte politique le poussa également à peindre.
“Le sujet que je privilégie depuis 2008 s’articule autours des paysans car je pense que notre planète est riche et malgré cela, nous traversons sans cesse des crises alimentaires et la pauvreté. Le système est corrompu. Les jeunes paysans doivent reconquérir la planète pour obtenir leur indépendance et ont besoin de soutien. Si une nouvelle génération de paysans existe, le système social aura déjà changé et si ces changements arrivent, je pense que la planète renaîtra. Ainsi, je travaille avec les paysans : après avoir discuté avec eux, nous imaginons un concept artistique ensemble que je retranscris ensuite sur la toile.”

Miko Malioboro est natif de Purworejo, à Java. Il suit normalement le cycle scolaire puis s’oriente vers des études sociales et politiques. Proche de la communauté artistique de la célèbre avenue Malioboro, à laquelle il emprunte son pseudo, c’est là qu’il commence réellement à apprendre la peinture et cette passion ne le quitte pas après l’obtention de son diplôme. Peintre inconditionnel et inconditionné, Miko saisit rapidement la nouvelle conception de la finalité de l’art, longtemps perçue comme une imitation de la nature. Ses « sensations » s’inscrivent en priorité dans sa vision. Il continue de peindre et s’exprime dans un style nouveau, celui de l’abstraction. Au fil des expositions, son mode d’expression change, réduisant les formes et les lignes, minimisant les couleurs. Entre 2003 et 2006, il passe chaque année 3 mois au studio d’Hanafi, peintre contemporain reconnu à Jakarta. Voir Miko oeuvrer dans la création, apparentée à l’Action Painting, décèle discrètement les voix de l’art que seul l’artiste perçoit dans la réalité de l’instant.

Art Action, Peinture, Performance, le projet «From Malioboro to France» se résume ainsi : Actions ! Nombre d’entre elles, à tous niveaux, peuvent être l’œuvre de chacun et apportent beaucoup dans un contexte que nous connaissons tous.

Née sous le charme de l’Asie, créée en Septembre 2005, l’association Matasia vît grâce à la magie de l’aventure humaine, de la création artistique et tient aujourd’hui à faire voyager un fragment d’Indonésie en invitant ces deux acteurs de la « sous-culture» (comme certains la désigne), du milieu artistique javanais contemporain, à Yogyakarta. Ce projet réalisé en étroite et amicale collaboration avec Iwan Wijono, artiste performeur, et Soedjadmiko, alias Miko Malioboro, Matasia vous invite à partager cette expérience et rend ainsi hommage à celui que Java a inspiré et rendu sensible à l’art, son fondateur, Jean-Michel Roussely, qui vécut 12 ans à Java et nous quitta en 2006.
L’Association Matasia concrétise aujourd’hui son projet « From Malioboro to France » en invitant ces deux artistes javanais qui seront présents en Europe jusqu’au 20 Janvier 2010.

Galerie Librairie IMPRESSIONS - 98, rue Quincampoix - 75003 Paris - France - 01 42 76 01 04
Ouvert mercredi de 18 heures à 21 heures et samedi de 14 heures à 20 heures
Exposition jusqu’au samedi 31 octobre 2009

6.7.2009

Birmanie, l’autre regard , à Impressions jusqu’au 18 Juillet

Enregistré dans : Impressions expos, Expositions — teddy @ 20:12

le pont en teck

La Galerie Librairie IMPRESSIONS vous invite à l’exposition de photos de Laura Brunon et d’oeuvres d’artistes birmans : “Birmanie, l’autre regard”.
IMPRESSIONS gallery invites you to discover Laura Brunon’s photo exhibition and works of Burmese artists : “Birmania, the other glance”.
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Vernissage le jeudi 18 juin 2009 à partir de 19 heures
Exposition du mercredi 17 juin au samedi 18 juillet 2009
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Opening on the Thursday 18th June 2009 from 7 PM
Exhibition from 17th June to 18th July 2009
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Galerie Librairie IMPRESSIONS - 98, rue Quincampoix - 75003 Paris - France - 01 42 76 01 04
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Birmanie, l’autre regard

Exposition de photos de Laura Brunon et d’oeuvres d’artistes birmans

L’artiste plasticienne Laura Brunon présente une série de photographies. A travers ses différents voyages au Myanmar, elle rapporte un témoignage plastique de la vitalité et de la joie de vivre de cette population à part. Derrière l’image de ce pays, voilée d’une ombre, elle révèle des paysages généreux, une richesse humaine incomparable et l’atmosphère d’un autre monde, empreinte de bouddhisme. Cette artiste plasticienne aux multiples talents présente une série de photographies extrèmement retravaillées, dont la qualité picturale s’attache à transmettre l’atmosphère douce mais puissante de ce pays, qui la profondément touchée.

Ses œuvres sont le fil conducteur d’une présentation de tableaux d’artistes locaux, aux techniques variées et appartenant à l’art contemporain le plus recherché du pays. En effet, l’exposition s’attache à représenter des artistes dont le travail a une réelle signification dans le développement de l’histoire de l’art de la Birmanie, peu connu à ce sujet.

Soe Naing et ses Petites Créatures en aquarelle et encre sur papier traditionnel Chan nous parle d’un monde imaginaire empreint de spiritualité à travers des compositions fantaisistes, colorées sur des fonds très épurés.

Aung Khain présente des œuvres au caractère très fort, induisant la dualité entre le monde traditionnel et le monde moderne. Un chromatisme expressionniste traduit ses impressions par rapport à ses deux notions qui s’affrontent actuellement dans l’âme des birmans.

Chan Aye travaille sur la notion Hyper-réalisme/Surréalisme et ses œuvres au caractère assez décoratifs présentent dans les détails une science et une maîtrise du geste pictural très recherchées.

Kyi Wynn est un peintre très connu en Asie qui provoque la polémique. Ses compositions conceptuelles sur le thème de la société amènent une réflexion sur la censure et la violence du manque de liberté.

Mu Mu est un artiste qui crée dans son atelier de la campagne à l’Est de Mandalay des œuvres sur papier traditionnel Chan qui évoque la nature, la lumière et la beauté universelle.

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