Livres Photographie Contemporaine Asie Japon

14.6.2010

Bhutan de Kenro Izu à Paris jusqu’en Août

Enregistré dans : Expositions — teddy @ 17:25

kenro et yumiko izu à la galerie Marlat

Kenro Izu est venu la semaine passée présenter la série réalisée au Bhutan, exposée au musée Kiyosato et ayant fait l’objet d’une monographie chez Nazraeli Press. Il est venu en compagnie de son épouse, photographe aussi, et dont les oeuvres sont visibles dans les magasins Ralph Lauren.

Kenro Izu réalise lui-même les tirages au platine et regrette que cette technique ne soit plus enseignée à l’ICP de New York.

Si vous passez dans le marais , ne manquez pas cette exposition qui dégage un humanisme, une harmonie et une vraie douceur , avec un support très rare et de subtiles nuances.

bhutan kenro izu copyright

Communiqué de presse par Christophe Lunn de la galerie Marlat pour l’exposition Bhutan : “BHUTAN sacred within”

Les habitants du Bhutan appellent ce lieu le pays du dragon du tonnerre, un animal mythique, monstre composite mi-serpent mi-aigle, qui lie la terre aux cieux. Ce royaume indépendant, situé entre l’Inde et le Tibet, est un des berceaux du Bouddhisme, où la religion s’est développée sans interruption depuis plus de mille ans. Le Bhutan réussi à s’adapter au monde moderne tout en faisant valoir la philosophie d’interdépendance, dont le principe fondamental est que toute forme de vie est interconnectée. Le bonheur et la santé de l’homme dépendent du bien-être, de son environnement et des animaux qui y vivent. Remettant en question la notion de PIB (Produit Intérieur Brut) dont le calcul par les pays occidentaux ne prend pas en compte certains facteurs, comme le bonheur de ses citoyens, le 4ème roi du Bhutan, Jigme Singye Wangchuck, a institué que le GNH (Gross National Happiness - littéralement “bonheur national brut”) serait le baromètre de sa société. Toute action du gouvernement : dépenses publiques , innovation scientifique, etc… doit prendre en compte le bonheur potentiel procuré à son peuple.
Tel un photographe de monuments anciens au XIXème siècle, Kenro Izu a réalisé un pèlerinage dans ce pays indépendant perché dans les hauteurs de l’Himalaya, qui semble vivre dans un autre temps. L’évolution des paysages sacrés aux portraits, auxquels l’artiste s’essaye pour la première fois, nous permet de découvrir à la fois l’environnement et l’intimité d’un peuple dont la dignité humaine est garantie par les lois de son gouvernement.
Izu utilise une chambre Deardorff pour exposer des négatifs faits sur mesure de 35,56 x 50,8 cm (14 x 20 inches). Il réalise lui-même ses tirages sur du papier aquarelle méticuleusement préparé et sur lequel il a soigneusement appliqué au pinceau une émulsion de platine-palladium. Le développement, le rinçage et le séchage complètent un processus qui dure trois jours. La noblesse du tirage platine, sa douceur et sa précision dans la restitution des tonalités de gris, en font un des supports photographiques les plus recherchés et les plus appréciés des collectionneurs et des musées. Grâce à la subtilité des épreuves réalisées par l’artiste, les ombres et la lumière s’entremêlent pour traduire le combat intérieur de l’homme pour la paix de son âme. Izu restitue l’épanouissement de ce peuple, dont la culture, l’identité et l’environnement sont restés intacts.

KENRO IZU
Kenro Izu est né à Osaka, au Japon, en 1949. Il étudie à l’université de Nihon, au collège d’arts à Tokyo de 1969 à 1970. Puis il part à New York. En 1974, il monte le Kenro Izu Studio. Il démarre une carrière de photographe commercial, se spécialisant dans les bijoux et les objets précieux. Lors de sa première visite en Egypte en 1979, il est profondément marqué par les sites sacrés, construits avec des pierres immenses et un sens d’intemporalité. Cette expérience l’a conduit à démarrer la série Sacred Places à travers le monde. En 1983, il découvre la beauté et l’intensité atmosphérique des tirages platine/palladium de Paul Strand. Il décide d’utiliser ce procédé pour documenter sa série de sites sacrés et se procure une chambre Deardorff qui produit des négatifs 35,56 x 50,8 cm (14 x 20 inches). En 1984, lors de son troisième voyage en Egypte avec cette chambre, voyant le résultat des images, il est convaincu qu’il doit réaliser la totalité de ses photographies de cette manière. Il voyage à plusieurs reprises en Angleterre, en Ecosse, en France, au Mexique, au Pérou, au Chili et aux USA pour photographier les sites sacrés. La même année, il utilise sa caméra pour photographier des études de fleurs, titré Still Life. En 1993, il visite le site d’Angkor au Cambodge et est profondément inspiré par le sentiment éphémère ambiant. En même temps il est impressionné par le côté précieux de toutes les formes de vie au milieu des ruines du temple. A partir de son expérience à Angkor, il décide de visiter et photographier d’autres sites sacrés en Asie. Il traverse le Laos, le Vietnam, la Thaïlande, l’Indonésie, l’Inde, la Syrie, la Jordanie, la Birmanie et la Chine. La même année il commence une série de photographies du corps humain. En 1995, lorsqu’il réalise sa série Light Over Ancient Angkor, au Cambodge, il est témoin du nombre d’enfants victimes des mines antipersonnel, ou morts inutilement à cause du manque de soins médicaux ou de la pauvreté du pays. Il décide de créer un hôpital bénévole pour enfants à Siam Reap au Cambodge et de fonder une association à but non-lucratif : Friends Without A Border, à New York. En 1999, le “Angkor Hospital for Children” ouvre ses portes. Depuis, l’hôpital pédiatrique, qui compte 50 lits permanents, a traité et soigné plus de 650,000 cas d’enfants malades. En 1997, il visite pour la première fois les sites sacrés du royaume du Mustang, au Nord du Népal, situé dans les hauteurs de l’Himalaya. Il s’intéresse alors aux sites sacrés de l’Himalaya, qui inclus le Tibet, le
Ladakh (Inde) et le Bhutan. En 2002, il développe une technique de tirage Cyanotype sur platine, qui donne une image riche, ténébreuse et bleue, et restitue la beauté des ombres comme le sanctuaire intérieur d’un être humain. En 2004, il complète une série de ces tirages qu’il expose et réuni dans un ouvrage intitulé BLUE. En 2007, il termine une série intitulée BHUTAN sacred within, son premier travail de portraitiste, inspiré par le peuple du Bhutan, leur altruisme et le concept du “Gross National Happiness” (littéralement : Bohneur National Brut). En 2008, il démarre sa série INDIA sacred within afin de documenter la diversité des peuples, des lieux, de la culture et des religions qui constituent l’esprit de l’Inde.

L’année 2009 marque les trente ans de ses débuts photographiques, depuis sa première visite en Egypte. Le livre 30 Year Retrospective vient d’être publié et sera disponible à la Galerie Thierry Marlat. Les photographies de Kenro Izu sont présentes dans de nombreuses collections
privées et publiques, dont celles du Metropolitan Museum à New York, du Getty Museum à Los Angeles, du Canadian Center for Architecture au Canada ou du Kiyosato Museum of Photographic Arts, au Japon.
Parmi les neuf ouvrages consacrés au photographe, nous citerons ses derniers : BHUTAN sacred within et 30-year Retrospecive, édités par Nazraeli Press. Cette exposition est possible grâce au soutien du KMoPA (Kiyosato Museum of Photographic Arts). Nous tenons à remercier son directeur, Eikoh Hosoe, ainsi que Yuko Yamaji et toute son équipe.

galerie marlat dans le marais
Exposition visible du 10 Juin au 07 Août 2010 à la galerie Marlat , 2 rue de Jarente , 75004 PARIS ( Le marais ), non loin de la Maison Européenne de la photographie , 5 mn à pied du métro St Paul.


artprice

8.5.2010

PS , Exposition de Noé Nguyen et Franck Olivas

Enregistré dans : Impressions expos — teddy @ 8:36

frank olivas copyrightweb-ps.jpgnoé n guyen copyright

Communiqué de presse de la galerie Impressions :

« Dans une nature incertaine du corps, du paysage et de l’identité, usant de tous les médiums artistiques possibles et de références
variées, je cherche à construire des espaces de projections ouvertes,des espaces de suppositions, de divagations et de dispersions où toute
narration et tout détournement de situation sont possibles. Aussi je perturbe la conception de la globalisation culturelle et des idéologies
de genre avec l’humour, l’ironie et la dérision.

Se confronter à mes œuvres c’est faire du corps aux corps, du corps aux environnements avec un regard pointu où rien ne peut s’échapper.

L’exposition PS, ce titre fait référence, à la peinture, la performance, la photo, la poésie et à la sculpture. J’interroge notre
identité sociale et culturelle au sein d’une société marquée par la diversité et les différents clivages qui s’opèrent.

Face à notre société contemporaine où l’image est reine et de plus en plus spectaculaire, j’opte à présenter une œuvre photographique tout à
fait classique en noir et blanc entre les rayons de livres ayant pour titre « Play Station » où se veut comme impossibilité de repère
d’espace et mental. Avec l’optimisme, j’ironise : même un homme sans tête peut orchestrer le monde, avec ses mains, comme les formules
toutes faites : « Yes We Can », « Everything Is Possible »…

Au sous-sol, la première partie, une installation intitulée « Partition Spatiale », de divers objets plastiques flottent et cohabitent avec les
photos dans un espace où un pour tous et tous pour un, où je désire synthétiser les liens et les rapports entre les choses, entre les
formes et les couleurs, entre les semblables et les différences… Dans un langage de translations symboliques et antinomiques, avec l’utopie
je cherche à créer et à construire l’Eden de notre monde global et de cohabitation, et, avec l’humour et l’ambigüité je perturbe l’identité
singulière des objets et des corps.

En deuxième partie, j’associe de la photo, de la vidéo et d’une installation sculpturale comme un melting pot artistique ayant pour
titre « Pluie Solaire », qui se lit comme une fresque contemporaine, comme un espace d’union, de dispersion et de propagation… c’est ainsi
que va notre monde et que l’histoire continue avec et sans nous, avec poésie et l’humour où je souhaiterais que chacun puisse trouver sa
place. »

Noé Nguyen

« J’apparais comme un inventeur d’inutile, je m’épanouis dans une science aux lignes inexactes et aux courbes parfaites.

Je considère le corps comme une matière qui réagit avec la lumière, il s’est installé dans l’espace, il a rempli son vide. L’être et la chose,
le contenu et le contenant sensible, je photographie ses désirs de liberté. Et je vous montre un peu de son infinité. Voyez-la grande,
voyez-la petite. Approchez-vous, éloignez-vous. Ouvrez grand les yeux, fermez les aussi.
Mon regard a prélevé des portions chimériques pour en fabriquer d’autres en respectant la symétrie axiale comme la vie dans son début.
J’ai provoqué des réactions esthétiques des corps sur eux même, ils sont devenus la note unique et variable à l’infini d’une mélodie
particulière. Comme l’harmonie née de l’équilibre du mouvement et de l’immobile, mes images en s’associant les unes aux autres jouent une
partition silencieuse. C’est un moyen d’expression rituelle, un détournement de l’image du corps qui l’exalte spontanément, et signe la
victoire de l’esprit, non pas sur le corps qui est devenu son allié, mais sur lui-même.

Ainsi dématérialisé, il est donné au corps la possibilité de se faire aussi oublier, et de voir apparaître sa valeur d’essentiel. Comme on
oublie le sens des mots pour s’approcher de la vérité. »
Franck Olivas

Exposition du jeudi 6 mai au samedi 5 juin 2010

Galerie Librairie IMPRESSIONS - 98, rue Quincampoix - 75003 Paris - France - 01 42 76 01 04 - Ouvert mercredi de 18 heures à 21 heures et samedi de 14 heures à 20 heures

8.4.2010

“Thangka et Lumbini - Bouddhisme au Népal” & photographies de Jean-Marc Besacier

Enregistré dans : Impressions expos — teddy @ 8:38

Thangka et Lumbini

Thangka et Lumbini – Bouddhisme au Népal - Thangka de Janam Lama – Photographies de Jean-Marc Besacier

L’Alliance de Protection du Patrimoine Culturel Asiatique, fondée il y a deux ans, partage ses bureaux entre Paris et Shanghai. Soutenant
divers projets lié au bouddhisme, à sa diffusion, son histoire, hier et aujourd’hui, l’Alliance est ici présentée à travers deux actions
développées au Népal : le lancement des recherches de l’association ATELAB Paris La Villette et le soutien du Dolma Thangka Art Centre,
école fondée par Janam Lama. ATELAB a réalisé ses premiers travaux d’études sur les sites bouddhiques de la région de Lumbini, lieu de naissance de Bouddha, au Népal, du 7 au 25 septembre 2009. Ce projet s’étalera sur trois à quatre années consécutives, la visite de cinq architectes étant organisée sur place tous les ans.
Les objectifs de cette première mission étaient la prospection globale des sites, ainsi que l’observation rapprochée de Gothihawa et Ramagram,
analysant les caractéristiques essentielles des sites de Lumbini en lien avec le contenu spirituel des lieux, étude accompagnée d’une
compréhension culturelle, philosophique et religieuse adéquate. Cet examen étant aussi particulièrement attentif à l’utilisation actuelle
des lieux. Les participants de cette mission se sont questionnés sur le patrimoine des villages, leur culture et la nature environnante, rivières, forêts et montagnes, ainsi qu’à leurs différents symboles spirituels. Ils ont réfléchi sur la maîtrise et le renouvellement des arbres, sur la
gestion de l’eau, de l’agriculture, pour une amélioration de l’habitation. Leurs recherches veulent maintenir et tirer avantage du
lien et de la structure sociale pour le développement et « l’écologie du patrimoine ».

Un rapport détaillé de cette mission sera remis à l’Alliance et à l’UNESCO, ATELAB y exposant quelles lignes qui pourraient être suivies
pour que Lumbini soit protégé et conserve tout son sens. Lors de la première visite, le photographe Jean-Marc Besacier a accompagné l’équipe d’architectes.
Le Dolma Thangka Art Centre tient son nom de Dolma, ou Green Tara, l’une des 21 formes de Tara, bodhisattva qui officie pour la
bienveillance des êtres. Crée en 2001, près du Swayambhunath, le « Temple des Singes », ce centre était trop petit et mal situé : il
était nécessaire que Janam Lama, son fondateur, dispose d’un centre plus grand avec une structure plus adaptée et plus saine, afin
d’enseigner et d’œuvrer dans des conditions optimales. Le Dolma Thangka Art Centre accueille aujourd’hui une quinzaine
d’élèves apprentis âgés de 15 à 21 ans. Travaillant au rythme de 6 jours par semaine, les apprentis reçoivent un salaire allant de 5000 à
7000 NPR par mois selon leurs niveaux d’étude, ce qui représente un salaire moyen au Népal. Pour Janam Lama, si le centre a la vocation de
transmettre l’art du Thangka, il est aussi un lieu pour les plus désavantagés désirant recevoir un enseignement artistique et bouddhique
leur permettant d’acquérir une solide expérience, en vue d’une autonomie professionnelle.

Janam Lama a étudié la peinture à Bodnath, dans l’un des principaux sanctuaires bouddhistes de la vallée de Kathmandou, lui commandant
aujourd’hui des peintures à l’or. Janam Lama est aussi sollicité pour réaliser des fresques pour différents monastères de la vallée. Il
poursuit l’étude de l’art du Thangka en se rendant une fois par mois à Bhaktapur, avec le désir de maîtriser la peinture traditionnelle
bouddhique. Janam Lama dispense un enseignement de qualité et produit des Thangka d’excellentes factures. Devant les difficultés auxquelles il devait faire face, Janam Lama méritait tout le soutien de l’Alliance pour ses talents indéniables.

Vernissage le jeudi 8 avril 2010 à partir de 19 heures.

Autre rendez-vous :

La librairie galerie Impressions aura le plaisir d’accueillir le samedi 10 avril 2010, à 18 heures, M. Basanta Bidari, Chef du département d’Archéologie de Lumbini Development Trust, Lumbini, Népal. Lors de cette rencontre, intitulée :“Sacred Garden of Lumbini, birthplace of the Lord Buddha, an archaeological context”, M. Bidari présentera les recherches archéologiques menées à Lumbini, lieu de naissance de Bouddha. Cet événement sera à suivre en anglais.

Exposition du jeudi 8 avril au samedi 1er mai 2010.

Galerie Librairie IMPRESSIONS - 98, rue Quincampoix - 75003 Paris - France - 01 42 76 01 04- Ouvert mercredi de 18 heures à 21 heures et samedi de 14 heures à 20 heures

26.3.2010

Rencontre avec Georges Voisset autour des pantuns et autres poèmes d’amour

Enregistré dans : Impressions expos — teddy @ 12:05

pantoun et autre poèmes d’amour

L’association  Pasar Malam, Collection du Banian, vient de publier Le chant à quatre mains. Pantouns et autres poèmes d’amour de Georges Voisset , postface par Claude Hagège

Ouvrir cette collection par un recueil de pantouns indonésiens et malais présentés par Georges Voisset a plusieurs motivations. D’abord,
l’ambition de celle-ci est de contribuer à une meilleure visibilité, en français, de ces grandes littératures variées qu’abrite l’Archipel
indonésien, et il n’a pas paru déraisonnable de commencer avec un genre qui est, indiscutablement, le fleuron de cet univers de poésie : le
pantun (pantoun). D’autant que ce genre se prête particulièrement bien à l’inauguration d’un ouvrage bilingue. C’est chose si rare !
Toutefois, ce recueil est loin d’être une simple compilation de pantouns. A travers une sélection de quelque cent cinquante poèmes,
l’auteur propose une véritable promenade commentée dans plusieurs mondes qui s’entrecroisent : le monde de l’Archipel d’antan, bien sûr,
sa poésie exotique, et notamment érotique, en premier lieu. Car l’Amour est le grand thème qui traverse ces pages. Mais tout autour, de
nombreuses ‘sonorités’ se font écho, qui donnent à cette « collection » de petits quatrains une profondeur toute nouvelle : on découvre  ainsi
des textes dans leurs versions chinoise, polonaise, kiswahili, bretonne. Leur élan poétique a permis cela. Et encore, d’autres formes
poétiques plus ou moins similaires, en résonance  – arménienne, vietnamienne, tamoule. Enfin, nombre de grands noms de la poésie des
quatre coins de la planète – et d’autres  moins fameux – reflètent ces parcours : de Jaufré Rudel à Omar Khayam, de Tiruvalluvar à Nerval, de
Rabearivelo à W.S. Auden, de Bilhana à Hugo…

Le chant à quatre mains. Pantouns et autres poèmes d’amour, Georges Voisset,
18 euros , Dépôt légal 1er trimestre 2010

Rencontre le samedi 27 mars 2010 entre 16 heures et 18 heures

————————————
Galerie Librairie IMPRESSIONS - 98, rue Quincampoix - 75003 Paris - France - 01 42 76 01 04
Ouvert mercredi de 18 heures à 21 heures et samedi de 14 heures à 20 heures

25.3.2010

Noir Vertical « mégapolitain » de Jean Christophe Béchet ( Paris )

Enregistré dans : Expositions, Editions — teddy @ 12:04

japon noir vertical copyright jean christophe béchet

Jean Christophe Béchet expose ses tirages argentiques extraits de son premier carnet, « Noir Vertical » paru en 2009, où il présentait principalement son thème de prédilection, « la ville », en 25 points du globe.
Ces 39 photographies étaient fort bien imprimées sur un papier Gardapat de 150g mais rien ne vaut les originaux argentiques réalisés par l’auteur lui-même dans le format 40 x 50 cms que l’on découvre dans un espace au carré.

« La séquence d’images rassemblées ici a été constituée pour la réalisation du livre « Noir Vertical ». L’enjeu est de faire dialoguer des images prises dans des lieux et des situations fort différente : Paris, Bénarès, Concarneau, Madrid, Lisbonne, Valparaiso, Bruxelles, Prague, les déserts du Sahara ou de l’Atacama…

Toutes ces ambiances sont ici réunies dans une communauté de sensations, de lignes, de contrastes et d’errance visuelle. Et c’est grâce à l’alchimie du grain d’argent photographique que ces vues cohabitent de façon harmonieuse et poétique, offrant une vision du monde crépusculaire, mais jamais nostalgique ni désabusée. La question en photographie n’est pas de reproduire un objet, de décrire un lieu ou d’illustrer un concept, mais d’ouvrir un espace visuel de vagabondage pour l’esprit du spectateur… » Jean-Christophe Béchet

jusqu’au 17 Avril 2010 à la galerie Photo 4
4 rue Bonaparte 75006 Paris
du mardi au samedi de 14 h à 19 h

Métro 10 Mabillon, Métro 1 Palais Royal - Musée du Louvre, Métro 7 Palais Royal - Musée du Louvre, Métro 4 Saint-Germain-des-Prés, Métro 7 Pont Neuf

Les livres signés et photographies de JC Béchet chez Aziart

14.3.2010

Rétrospective de Rinko Kawauchi à Argos ( Bruxelles )

Enregistré dans : Expositions — teddy @ 21:38

argos exhibition rinko kawauchi copyright

Il reste 15 jours pour découvrir une très belle rétrospective de Rinko Kawauchi avec des extraits des séries Aila, Utatane, Cui-Cui.
« Transient wonders, everyday bliss- photography, video & slides 2001-2009 » est certainement son exposition la plus importante en Europe depuis son passage à la fondation Cartier à Paris.
On y découvre un bonus , « Utatane 2 », le nouveau travail vidéo de l’artiste.

argos exhibition rinko kawauchi copyright


Argos - Centre for Art & Media

Werfstraat 13 rue du Chantier, 1000 Bruxelles
Belgique
Tél: +32(0)2.2290003
Mercredi -Samedi 14h-19h jusqu’au 27 Mars

Attention même si l’espace est situé près du centre et de la gare du nord ( métro Yser ) , il reste peu annoncé ou balisé dans sa proximité immédiate et il est bon de se munir d’un plan. Prévoir une bonne heure pour la visite et il y a un bar pour discuter entre amis. Entrée : 3 euros.


artprice

1.3.2010

Naoya Hatakeyama transcende l’image des terrils du Nord

Enregistré dans : Expositions — teddy @ 11:57

Les voici colosses - copyright naoya hatakeyama

En hiver 2003, Naoya Hatakeyama est invité par l’état fédéral allemand pour photographier les mines de charbon et les friches industrielles en Rhénanie. Un livre est édité à cette occasion par Nazraeli Press , « Zeche Westfalen I / II Ahlen ».
En 2004, les rencontres d’Arles commande à Naoya Hatakeyama un reportage photographique de la camargue et du site de Sollac Industries . Nazraeli Press réalise alors le superbe livre objet « Atmos ».

En 2009, c’est au tour de l’association lilloise « Les Lieux » de recevoir Naoya Hatakeyama en résidence et les deux frères Casciani, fondateurs de l’association, lui demandent de photographier les terrils et le bassin minier du Nord Pas de Calais.

Une sélection de quinze photographies ( 75 x 60 cms ) est actuellement exposée au centre historique minier de Lewarde qui présente chaque année une nouvelle exposition artistique en rapport avec la mine.

« Les voici, colosses » est une belle surprise : Naoya Hatakeyama a su transcender l’image des terrils et amener une note de poésie dans un environnement sous le givre.

les voicis colosses copyright naoya hatakeyama


artprice

« Les lieux » à contacter pour faire voyager cette exposition inspirée.

L’exposition Les voici, colosses est présentée au public tous les jours du 1er février au 21 mars 2010. Horaires d’ouverture du 1er au 21 mars, tous les jours de 9 h à 19 h 30.

Centre Historique Minier
Musée de la mine du Nord/Pas de Calais
Centre d’archives – Centre de culture scientifique de l’énergie
Fosse Delloye – BP 30039 - 59287 Lewarde - www.chm-lewarde.com

26.1.2010

L’ Inde d’Elodie Guignard

Enregistré dans : Impressions expos — teddy @ 11:39

copyright elodie guignardcopyright elodie guignard

La Galerie Librairie IMPRESSIONS vous invite à l’exposition de Delphine de Pury “La rencontre” et de photographies d’Elodie Guignard “Le village de l’aurore”.

Extrait du communiqué de presse : Le village de l’aurore, photographies d’Elodie GUIGNARD

Le village de l’aurore…
Entre la délicatesse du regard d’Elodie Guignard et la générosité du don que font à son objectif les habitants de ce village hindou, il nous est donné de percevoir la matière subtile du lien qui les unit. Comme un rai de lumière oblique révèle les impondérables, la photographie d’Elodie Guignard nous parle de lien, d’entre deux, de rapports. Elle n’est pas ici un reportage. Elle ne nous démontre rien. Elle nous conduit dans des espaces impalpables. Espaces impalpables qui tout à la fois séparent et unissent les êtres dans leur communauté, qui tout à la fois les tiennent à distance et les relient à la nature où ils ont été proprement fondés à vivre, qui tout à la fois réunissent et mettent en tension la photographe et ses modèles…

Les personnes dans leur communauté
Le village voit le jour en 1980, au Bengale indien, afin d’accueillir des familles hindoues chassées du Bangladesh, récemment créé, par la guerre civile. Son fondateur, Gopal, dans le sillage de la non violence du mahatma Gandhi, rêve d’organiser une société nouvelle. Dans chaque œuvre mais plus encore dans l’étonnante unité artistique de leur chorus, Elodie Guignard laisse percevoir sans discours la coexistence, étonnante pour nous, d’une réussite déjà sereine avec une encore immense précarité. Si la guerre est finie, l’altérité face aux villages voisins demeure tendue ; le village subit régulièrement de graves inondations ; et la mort de Gopal vient d’ôter au village sa tutélaire protection. Tout cela n’empêche pas, autour de l’ashram, la diffusion d’une philosophie tolérante, la mise en œuvre patiente d’une agriculture efficace, la contagion des joies et des fêtes partagées. Autre troublant paradoxe, les photographies révèlent des hommes, des femmes, des adultes et des enfants extrêmement présents en tant qu’individus dans une communauté pourtant très constituée.

Des êtres au monde
Dans le droit fil de son œuvre, Elodie Guignard construit ses images indiennes de résonances entre les corps humains et la nature qui les entoure. De l’opulence verte du Bengale, elle met en lumière certains signes. De ses modèles, elle souligne la légèreté d’une main, la détermination dans un regard ou le déséquilibre d’une posture. Entre les uns et les autres des vêtements, des sols, des murs, des animaux familiers intercèdent en accord avec l’esprit et l’économie des lieux ; ils sont le plus souvent extraits par les hommes de la nature locale – coton, teintures, terre, bambou. Dans chaque image, sans démonstration mais avec une précision qui étonne, Elodie Guignard tisse un réseau subtil de correspondances entre couleurs, entre textures, entre formes. Elle peut ici composer sans trop d’artifice dans le contexte réel du village car plus qu’ailleurs, dans ce Bengale très peuplé, la nature est pétrie d’humain et l’humain soigné de nature.

Photographies par initiation
Ces œuvres ne sont pas des clichés volés. Pas même des prises de vue acceptées par autorisation locale. La plupart ont été réalisées avec la complicité active de modèles. Ces modèles, Elodie Guignard les connaît, et elle leur est connue. L’appareil est visible, le projet explicite, le cliché accepté en liberté. Les modèles adoptent l’étrange idée de poser hors du cadre officiel du portrait ; Elodie Guignard les amène à son projet tout en respectant leurs valeurs, leurs pudeurs, leurs lieux. Le geste photographique est ici un échange de dons, accomplissement de rencontres renouvelées, de compréhensions progressives, d’attachement réciproque. Elodie Guignard a pour cela été acceptée, présentée, puis initiée par Gopal. Les images qui nous sont données sont en elles-mêmes un entre-deux-mondes, produites par une double intention de découverte. Découvrir, c’est aussi se découvrir. Se découvrir, c’est aussi se désarmer. « Le village de l’aurore, photographies d’Elodie Guignard » témoigne de la double sensibilité d’une communauté de réfugiés hindous et d’une jeune artiste bretonne. Chacun saura percevoir aussi, dans les images, le moment de rencontre de la puissante détermination qui permet à chacune d’être là.

Yvon Le Caro, géographe, 29 novembre 2008

Elodie Guignard intègre l’Ecole Nationale de la Photographie d’Arles en 2001, et obtient son diplôme en Juin 2004, avec les félicitations du jury.
Elle vit et travaille à Rennes et développe une recherche autour de l’humain, du corps et de la relation au territoire, à la nature.

Vernissage le jeudi 28 janvier à partir de 19 heures
Exposition du jeudi 28 janvier au samedi 27 février 2010.

Galerie Librairie IMPRESSIONS - 98, rue Quincampoix - 75003 Paris - France - 01 42 76 01 04
Ouvert mercredi de 18 heures à 21 heures et samedi de 14 heures à 20 heures

22.1.2010

Japon Kaleidoscope de Valérie Douniaux

Enregistré dans : Expositions — teddy @ 11:43

valerie douniaux copyright

Valérie Douniaux nous propose un reportage photographique sur le Japon qu’elle aime et où elle se rend régulièrement. Elle a commencé par photographier un Japon quotidien et architectural à la lumière du jour. Voici donc sa première exposition très prometteuse avec de belles compositions sur le thème du pays du soleil levant, nul doute qu’elle saura encore nous étonner avec une série plus personnelle sur l’identité nippone.

Extrait du communiqué de presse :
L’univers très graphique des villes japonaises délivre, au premier abord, une multitude d’informations, difficiles à trier. Cependant, petit à petit, l’oeil apprend à isoler les détails au milieu du foisonnement ambiant, à découvrir la beauté là où on ne l’attend pas. Non pas une beauté monumentale, mais perpétuellement changeante, fondée sur des ruptures rythmiques entre apaisement et énergie, immobilité et mouvement. Le charme du quotidien se révèle : la personnalité des habitants, l’activité intense, la vie de quartier, les couleurs, parfums … ; une fusion de mondes variés, traditionnels ou post-modernes, s’imbriquant sans heurts.
Valérie Douniaux, fondatrice de Japon-Création, se consacre aux échanges artistiques et culturels entre la France et le Japon, où elle séjourne régulièrement. Avec cette exposition, elle souhaite offrir, par petites touches, une vision loin de tout effet spectaculaire et témoigner de l’harmonie qui se dégage du chaos urbain japonais ; tout comme, à travers un kaléidoscope, se forment d’infinies combinaisons d’éléments distincts, soumis aux lois de l’impermanence et trouvant ainsi une unité inattendue dans un renouvellement continu.

exposition visible jusqu’au 13 février à la Galerie Nadar, Médiathèque Municipale André Malraux, 26 Rue Famelart, 59200 Tourcoing.
Tél : 03 59 63 42 50. Exposition visible le mardi et le vendredi de 13h à 18h30, le mercredi et le jeudi de 10h à 18h30 et le samedi de 10h à 17h30.

La galerie Nadar avec l’association Heliophoto a présenté beaucoup de photographes exposant aux rencontres internationales de la photographie à Arles. Helio a ainsi exposé deux expositions de Xavier Lambours dont la merveilleuse exposition “Japon, Gaijin Story”.

11.1.2010

Prix photo Higashikawa 2009 東川賞

Enregistré dans : Expositions — teddy @ 22:04

En 1985, la ville Higashikawa se déclare « ville de la photographie », ( 写真の町,shashin no machi ), et développe des actions en faveur de la promotion de la photographie ( festival photographique international , prix Higashikawa ).
Pourtant Higashigawa était une petite ville perdue au centre d’Hokkaido avec moins de 8000 habitants, très loin de la mégalopole culturelle japonaise. Un prix est décerné à un photographe étranger, un deuxième à un photographe japonais, un troisième à un nouveau talent et un prix spécial pour un photographe d’Hokkaido.
Aujourd’hui c’est un prix qui a récompensé des photographes majeurs japonais comme Shoji Ueda, Eikoh Hosoe, Hiroshi Sugimoto, Kikuji Kawada, et qui a confirmé des photographes comme Risaku Suzuki, Kunie Sugiura, Asako Narahashi, Tomoko Sawada ….

En 2009, ce sont la photographe australienne Anne Ferran,le photographe japonais Toshio Shibata, le jeune Naoki Ishikawa et Tsuyugutchi Keizi qui sont récompensés.

Le nouveau talent est le photographe Naoki Ishikawa et son site est une très belle invitation au voyage.
Vous pouvez aussi découvrir Naoki Ishikawa à la maison de la culture du Japon à Paris jusqu’au 23 Janvier 2010.

Les lauréats du prix Higashikawa 2009 ( japonais )

Les lauréats du prix Higashikawa 2008 ( anglais )

Les lauréats du prix Higashikawa de 1985 à 2008


Page suivante »

Développé par WordPress