Carte Blanche à Aziart à la galerie Impressions du 2 novembre au 3 décembre

re-birth copyright iku kageyamacopyright kaixuan feng

Galerie Librairie Impressions – 98 rue quincampoix – 75003 PARIS – métro rambuteau
ouvert le mercredi de 18 à 21 heures et le samedi de 14 à 20 heures.
vernissage le jeudi 3 Novembre à 19 heures.

1) « Carnet d’adresses », Kaixuan Feng:

Chaque année, le 26 Octobre, l’artiste chinoise Kaixuan Feng renouvelle son titre de séjour.
En 2010, une fois son diplôme obtenu, le renouvellement de ses papiers se fait plus difficile. Grâce aux actions d’un comité de soutien, elle continue de vivre et travailler en France sous réserve d’exercer une profession libérale générant un chiffre d’affaire de 16 125 € par an.
Cette situation a inspiré ce projet. Lorsque l’on vit dans un pays étranger, on y est installé de façon temporaire. Ces circonstances génèrent une impression d’inconstance voire d’errance.  » Les objets que j’utilise chaque jour ne m’appartiennent pas réellement. C’est comme si tout ce qui m’entoure était emprunté. Le jour où je quitte le pays je dois tout laisser, n’emportant qu’une valise.  » C’est pour partager ce sentiment de dépossession qu’elle souhaite réaliser ce projet. Les différentes phases représentent le temps qui lui est accordé, le temps rythmé par un compte à rebours.

Acte 1 : « L’emprunt » Exposition d’objets, installation, La Condition Publique à Roubaix, mai 2011
Dans une salle d’exposition, elle a exposé publiquement tous les objets qu’elle possède depuis son arrivée en France il y a cinq ans. Pendant une semaine (la durée de l’exposition), elle a proposé aux visiteurs d’emprunter un objet et de l’utiliser. Elle a donné rendez-vous à plus de cent visiteurs qui ont « adopté » ses affaires, pour se retrouver six mois plus tard (période d’expiration de son titre de séjour temporaire où elle attend une réponse de la part de préfecture) pour qu’ils lui restituent l’objet prêté.

Acte 2: «Toujours être ailleurs, jamais être chez soi» Performances
Alors que le public lui a emprunté tous ses objets, son appartement s’est vidé.
Chaque soir elle part avec sa valise et une adresse pour passer la nuit chez une personne. Le lendemain elle aura une nouvelle adresse indiquée par la personne qui l’a accueillie la veille.

Acte 3 : « Vivre de l’art » Peintures, photos

Pour répondre à l’exigence du chiffre d’affaire imposé, elle a travaillé en tant que professeur de chinois, de calligraphie, de peinture, comédienne, metteur en scène, scénariste, styliste, modèle, animatrice, interprète, retoucheur photo, Zbrusher 3D film d’animation… Lors de l’exposition finale, elle exposera l’ensemble de ses fiches de paye.
Afin de « rendre hommage » à la performance de son voyage d’errance (Acte 2), elle a réalisé une série de photos chez les personnes qui l’ont accueillie. Elle a posé dans le décor des chambres de ses hôtes. L’intention de l’artiste a été de trouver une esthétique à la frontière du reportage et de la mise en scène, ces « reconstitutions du réel » sont à vendre. Cela lui permet de vivre indirectement de ses performances.

Une sélection des photographies est présentée à la galerie Impressions. La totalité des photos sera exposée avec des peintures, installations, vidéos, objets, reprenant les traces de ses performances réalisées durant les six derniers mois , du 3 décembre 2011 au 29 janvier 2012 à Villeneuve-d’Ascq.

Kaixuan Feng a commencé à faire de la peinture à l’âge de 5 ans. Après 4 ans d’études à l’Ecole Supérieure des Beaux Arts en Chine, elle est venue en France afin d’apprendre l’art contemporain et l’art conceptuel. Dans son travail, elle cherche à créer des passerelles entre l’art et la vie et à atteindre une esthétique relationnelle .

2) « Voyage incrust頻, Kaixuan Feng :

Sa réflexion tourne autour de la métaphore entre l’incrustation d’image et l’intégration dans un pays étranger : « m’intégrer dans un pays étranger, c’est incruster ma propre image dans une autre image: modifier, transformer, déplacer, recadrer, sélectionner, inverser, masquer, balancer, contraster, saturer, teinter, colorer, gommer, convertir, filtrer, associer, dissocier, verrouiller, magnétiser, fusionner… ».
En utilisant des images libres de droit qu’elles retravaillent, elle échappe aux contraintes de temps et d’espace. La question posée est alors la suivante : y-a-t-il un pays hors territoire à partir duquel voyager à l’étranger n’a plus de sens ?


3) « Re-birth » Iku Kageyama

La série « re-birth » parle des gens qui vivent leurs vies en suivant des voies différentes, en faisant des choix qui conditionnent leurs prochaines étapes , ils se battent pour se frayer un chemin dans des endroits où ils pourraient bien s’être perdus. Ils réalisent qu’ils peuvent renaître s’ils vont jusqu’au bout de leur combat. Les images renvoient aux sensations passées et présentes de personnages dans un même lieu , qu’ils ont choisis car ces derniers contiennent des souvenirs marquants, voir inoubliables. Et donc, en revisitant ces lieux, les souvenirs reviennent en surface; ils peuvent ainsi ressentir le contraste entre leur passé et leur présent.

« re-birth » is about modern people, who are finding different ways to live their lives. It is about people who are trying to come out of their shells, and take the next step away from their struggles with withdrawal at the important stages of their lives. Even if they do not continue going ahead, they are reborn once they have found their way.
« re-birth » is an internal experience that doesn’t happen before the naked eyes ; therefore, Iku Kageyama tried to express « re-birth » through modern photography.

Iku Kageyama habite Paris et New York. Elle a exposé à Paris, Lyon, Lille, New York, Tokyo et Washington. Iku a publié deux livres « who am I ? » et « Re-birth », en vente à la galerie Impressions.


4) « Calligraphie » de Philippe Timmerman

La photographie est étymologiquement tracé, écriture avec la lumière.
Les corps sont sculptés, écrits par les joies, les souffrances, les blessures, les cicatrices, les rides du temps, les rencontres, la caresse du toucher… L’empreinte du geste confirme que « le plus profond est la peau ».
Faire surgir de l’ombre, des corps, les réécrire, mettre en évidence les rapports de ces corps avec l’écriture, la calligraphie, avec cet ensemble de signes qui renferment les secrets des différentes cultures.
D’autre part, la nature, les éléments du paysage nous offrent de nombreuses évocations anthropomorphes, arbres, galets… aussi le désir de confrontation des visages, des corps avec le végétal, le minéral est fort.
Nous vous invitons à rentrer dans ce jeu de circulation de signes.

Philippe a exposé dans diverses galeries en France ( Paris, Lille, Lyon ) et en Europe , aux transphotographiques et au MOIS OFF de la photo PARIS 2008… Ses tirages sont dans la collection du Centre Régional de la Photographie du Nord Pas de Calais et dans le fonds du centre d’art du bord de la Marne. Dépôt BNF Paris .
Philippe a publié un livre d’artiste « calligraphie » et un livre d’artiste « totem » .

Aziart proposera plusieurs expositions d’art contemporain avec des artistes thailandais à la fin de l’année 2012 sur Lille, Bruxelles et Paris.

ART WITH AN ASIAN FOCUS – AZIART.COM

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